Phnom en vaut-elle la Penh ?

Je passe donc à Phnom Penh, ville par laquelle je suis passé 3 fois sans jamais vraiment avoir l’impression de la connaître, comme ce fut le cas à Siem Reap, mais contrairement à Kampot ou Kep dont le tour est fait relativement rapidement. La ville pèse 1,5 millions d’habitants, sans que l’on sache réellement quand s’arrête la ville et où commence la campagne. La ville est bondée (il m’a fallu bien 40 minutes pour faire les 7 km qui séparent l’aéroport du centre, en tuk-tuk), bouillonnante, toujours pleine d’activités, et je pourrais ajouter un certain nombre d’adjectifs.

Bon, manque de pot, Phnom Penh a été pour moi un peu un rendez-vous raté. La première fois que j’y suis passé, c’était à mon arrivée de France, après plus de 25h sans dormir (décalage horaire dans la tête, qui plus est). Je suis arrivé à mon auberge de jeunesse vers 17h et n’en suis plus sorti ; j’ai passé la soirée et une partie de la nuit à discuter avec des français et françaises rencontrés sur place. La deuxième fois, c’était entre Kampot et Siem Reap : après le sud du Cambodge, je voulais en atteindre le nord, et je voulais prendre une pause entre les deux pour éviter de passer toute une journée dans le bus (j’ai appris plus tard que pour 20$ supplémentaires j’aurais pu prendre l’avion et faire tout ça en moins d’une heure, mais j’étais d’ores et déjà rentré en France, malin). Cette fois, pas de français.es venu.es sauver ma soirée, l’auberge de jeunesse était ce soir-là assez vide. J’ai changé de chambre, aussi : j’avais payé la première 17$ pour avoir la clim et la vue sur le jardin, mais au bout de 2 semaines de voyage c’est le type de confort auquel j’avais renoncé depuis longtemps, et tout à fait dispensables. Là encore, je partais tôt le matin avec les minibus de la poste cambodgienne, et je n’ai pas vraiment pris le temps de visiter la ville au-delà de l’environnement direct de mon auberge de jeunesse, même si j’ai fait une belle balade de 3 heures, bloqué par la pluie la moitié du temps dans des bars ou dans une boulangerie où j’ai mangé une pizza à la mayonnaise et aux légumes. La troisième fois, je suis revenu au même endroit, la Good Morning Guesthouse, payant cette fois-ci ma chambre 8$ par nuit pendant 3 nuits, avec ventilateur et vue sur le couloir. En plus, le gérant m’a reconnu et on a pas mal discuté avant qu’il me montre ma chambre, c’était plutôt sympa. Les espaces communs sont vraiment agréables, il y a de grands fauteuils dans lesquels j’aimais bien m’installer le soir pour commander à manger. Il y a à l’étage un bar en rooftop duquel on ne surplombe pas grand-chose, mais il y a un billard et les fauteuils-confortables-dont-je-parle-tant sont encore présents.

Rendez-vous manqué aussi, parce que la troisième fois j’étais vraiment malade, particulièrement fatigué, et j’arrivais à la fin de mon voyage. Je n’aurais peut-être pas dû délayer autant Phnom Penh, mais je ne regrette pas grand-chose. Je crois qu’à la fin, j’ai fini par apprécier la ville, même si j’étais au début vraiment désarçonné. J’ai longé les grands boulevards, me suis enfoncé dans des petites rues, ai longé la rivière, sans jamais avoir eu l’impression d’en faire le tour. En même temps, difficile de pouvoir le faire pour une ville si grande !

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Les coupures d’électricité peuvent arriver… 🙂

Mais je divague, reprenons les choses dans l’ordre du récit. Je suis tombé pas mal malade à Siem Reap deux jours avant mon départ, ce qui a considérablement gâché ma visite des villages flottants. Les choses ne se sont pas arrangées jusqu’au moment de mon retour, et je passais une large partie de mes journées à dormir, je me sentais particulièrement épuisé. J’ai donc profité des 6h de bus entre Siem Reap et Phnom Penh pour dormir profondément, très profondément, chassé du bus uniquement au moment des pauses en bord de route, complètement dans le coltard. Bon, par contre j’ai jamais pris, de toute ma vie, un bus aussi confortable. Il y avait, je crois, la Wi-fi (mais je dormais, donc ça n’a pas été très utile), et surtout les sièges s’allongeaient quasiment à l’horizontale. Ils étaient très larges (il n’y avait que trois sièges par rangée, et non pas 4), le bus était climatisé… Je me suis promis de garder le nom de la compagnie mais j’ai fini par l’oublier au bout de deux jours. Je l’ai réservé directement auprès de l’Oasis Siem Reap à laquelle je logeais, j’ai dû payer ça 10 ou 12 dollars. Le standing était bien plus élevé que pour Giant Ibis, mais moins cher puisqu’il fallait compter 15 ou 16$. J’aurais adoré me rappeler le nom de ladite compagnie, mais sept mois après… La mémoire est fuyante !

J’ai rencontré, à cette occasion, Léo et Guilhem, deux français. Au fil de la discussion, et c’est assez rigolo, on s’est rendus compte que l’on provenait de la même école ou plutôt du même groupe d’écoles, dans lesquelles nous ne sommes pourtant pas très nombreux. Bon, on n’a pas vraiment discuté dans le bus (dois-je rappeler une troisième fois que je dormais ?), mais à l’arrivée où nous étions partis pour prendre un tuk-tuk tous les trois pour rejoindre le centre. Généralement, les arrêts de bus à l’arrivée se situent en périphérie des villes, et c’est les tuk-tuks qui viennent prendre le relai ; il est difficile de les rater puisqu’ils attendent généralement à la sortie des bus que les gens sortent. On a plutôt opté, pour des raisons d’économie, pour un bus de la ville, qui passait pas très loin (même s’il a été assez technique de savoir dans quel sens il fallait se rendre). On a dû attendre une vingtaine de minutes sans trop savoir si le bus allait finir par passer ou non ; ce fut le cas, et on a dû payer quelque chose comme 1000 riels (ce qui fait environ 25 centimes de dollar). Nous étions déposés au Night market, ce qui était pas très loin de nos deux auberges de jeunesse, retrouvées facilement grâce à Maps.me. Dans les faits, nous étions logés à deux rues d’écart seulement.

Je n’ai pas fait grand-chose ce jour-là non plus, étant arrivé à la guest-house vers les alentours de 17h. Malgré ma sieste de presque 6h non-stop dans le bus, je me suis couché assez tôt avec pour objectif de profiter de ma journée du lendemain pour visiter la ville. Dans les faits, j’ai surtout marché au hasard dans la ville, suis allé au Night market (qui n’a pas grand intérêt le jour), et surtout, au S21, ancienne prison devenue aujourd’hui un musée.

 

Le S21 et le génocide des khmers rouges

 

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Le S21 était un ancien lycée que le régime des khmers rouges a reconverti en prison, puisque les lieux d’étude ont été fermés dans un processus similaire à la Révolution culturelle en Chine. Le pays a été massivement tourné vers l’agriculture, et notamment vers le riz, ce qui a pu expliquer que les cultures de poivre ne renaissent que très récemment.

Bon, je vais donner quelques jalons historiques très simplifiés (vous reconnaitrez là mon passif d’étudiant en histoire, désolé), mais je ne suis pas sûr d’avoir compris le rôle de l’intégralité des acteurs au sein du conflit qui a secoué l’espace asiatique. Le Cambodge fit partie de l’Indochine jusqu’en 1953, et était un protectorat français. En 1953, Norodom Sihanouk déclare l’indépendance du Cambodge. Le contexte est celui de la guerre d’Indochine (1946 – 1954) entre les forces françaises et les forces viêt minh dirigées par Hô Chi Minh, soutenues par la Chine et l’URSS dans le cadre de la guerre froide. Le Cambodge est également concerné par le conflit : le mouvement des Khmers issarak était un mouvement indépendantiste ayant développé une activité de guérilla au Cambodge. Norodom Sihanouk sera roi ou chef du gouvernement jusqu’en 1970, date à laquelle il est renversé alors qu’il est en France pour raisons médicales (et sûrement pour rechercher le soutien de la scène internationale, après avoir laissé le contrôle aux communistes vietnamiens d’une partie de l’est du Cambodge). Le régime qui en prend la place, appelé République khmère, est un régime pro-américain, globalement de droite, qui s’oppose, au sein du pays, au Front uni national du Kampuchéa qui regroupe des partisans de Sihanouk et du parti communiste du Kampuchéa. Le 17 avril, 13 jours avant la chute de Saigon prise par les communistes qui marque la fin de la guerre du Viêt-Nam, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, et commence le régime des khmers rouges avec Pol Pot à sa tête.

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                Le musée du S21 est un ancien lycée, disais-je, qui a été transformé en prison et en camp de torture pendant le régime des khmers rouges. C’est un musée, pour ainsi dire, in situ : le visiteur se trouve sur les lieux mêmes où ont eu lieu les exactions, ce qui renforce considérablement l’atmosphère mémorielle du lieu. La visite du musée peut être complétée par celles de Killing Fields, qui portent tristement bien leur nom, mais que je n’ai pas fait.

                Pour le musée, j’ai pris assez peu de photos, l’ambiance ne s’y prêtait pas vraiment. J’ai pour ma part opté pour l’audioguide : Etienne et Justine, rencontrés le premier soir, m’avaient conseillé de le prendre, affirmant que la visite n’était pas tout à fait la même sans ça. Et ils avaient raison. J’ai choisi le français, et l’audioguide est conçu autour d’une centaine de pistes racontée par une descendante de personne ayant connu le génocide des khmers rouges. La toute première piste commence par l’évocation de quelques chiffres : sur les 13.000 personnes qui ont été enfermées au S21 (et encore, les chiffres sont tout à fait incertains, certaines archives ayant été détruites), à peine une dizaine a survécu, dont Vann Nath, peintre qui a réussi à « s’en sortir » en peignant des peintures à la gloire du régime. Je partage ici un article du Monde plutôt bien fait, sur son œuvre. Je ne l’ai pas lu, mais Vann Nath a raconté son histoire dans un ouvrage qui a été publié chez Carlmann-Lévy, intitulé Dans l’enfer de Tuol Sleng.

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Un des tableaux de Vann Nath. Tout est encore présent dans la cour

 

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« Nous n’oublierons jamais les crimes commis sous le régime du Kampuchéa démocratique »

                Le rapport du Cambodge à ce passé est encore particulièrement trouble, des dignitaires du régime des khmers rouges ayant continué à exercer des fonctions importantes dans la vie politique cambodgienne. Ce n’est qu’en 2009, par exemple, 30 ans après la chute du régime, que Duch, ancien directeur de la prison S21, est jugé par un tribunal international. Pour celles et ceux que ça intéresse, Françoise Sironi a écrit un ouvrage à ce propos, Comment devient-on tortionnaire. Elle a eu l’occasion de psychanalyser Duch alors qu’il était enfermé en attendant son jugement, en réalisant une série d’entretiens avec lui. L’ouvrage est absolument passionnant, surtout pour celui ou celle qui a été sur les lieux. L’autrice se propose de retracer la psychologie de meurtriers de masse, responsables directement de la mort de plusieurs milliers de personnes, ayant commis de véritables crimes contre l’humanité. Je dois avouer que je n’y connais pas grand-chose en psychologie, mais elle forge une notion qui m’a semblé centrale : la psychologie géopolitique clinique, qui inscrit l’individu et son for intérieur dans le contexte géopolitique dans lequel il a grandi. Bon, je n’en tartine pas plus là-dessus mais j’en conseille la lecture à tous.tes, en amont ou en aval de la visite (voire sans la visite).

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Le « musée » en lui-même est particulièrement marquant en ce qu’il est situé in situ. Les salles de classes converties en salles de torture et maintenant en musée sont saisissantes. Certaines sont laissées dans un vide saisissant, d’autres contiennent des instruments de torture. Les salles du rez-de-chaussée expliquent le contexte et apportent un éclairage sur un certain nombre d’éléments, et surtout exposent les portraits photos de chacun.e des détenu.es dont les photos ont été retrouvées dans les dossiers. Après avoir visité l’endroit, j’ai ressenti un malaise absolument intense en entendant le présentateur de J’irai dormir chez vous à un Cambodgien pourquoi il n’était pas mort, comme son père, pendant le génocide, sur un ton tout à fait candide minimisant les événements. Les instruments de torture, collectifs, sont toujours présents, et des descriptifs des « règles » du lieu sont présents. A l’étage, se trouvent des cellules absolument minuscules, en bois ou en moellons empilés à la va-vite, dans lesquelles il n’est pas même possible de s’allonger de tout son long. La plupart du temps cependant, les détenu.es étaient massé.es dans une seule et même salle, où iels pouvaient être contrôlé.es simultanément. Interdiction de bouger ou de parler, et les châtiments collectifs étaient le quotidien. A chacune des étapes, l’audioguide est particulièrement clair et vraiment instructif. Au-delà de ça, le musée contient également une salle dans laquelle un film est régulièrement projeté (je n’étais pas présent à la bonne heure et n’ai pas pu le voir), une bibliothèque/centre de documentation avec quelques ouvrages de référence, et une salle de méditation dans laquelle il y a parfois des concerts. Je dois avouer qu’y faire un petit détour/une petite pause après 2 heures de visite fait le plus grand bien.

 

Si la visite est assez difficile et prenante émotionnellement, elle reste assez centrale et particulièrement importante pour qui s’intéresse à l’histoire contemporaine du Cambodge.

Dernier jour plein au Cambodge

Je ne crois pas avoir fait grand-chose d’autre ce jour-là. J’ai croisé Léo et Guilhem à l’entrée du musée, eux venaient de finir leur tour : je les ai retrouvés le soir (nos guesthouses étaient à deux rues), on est allés manger au night market avant de s’installer sur les quais, le soir, et d’aller boire un verre.

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Cette photo n’est pas de moi mais montre l’ambiance du night market le soir 🙂

Le lendemain constituait mon dernier jour plein à Phnom Penh… Et au Cambodge. J’étais toujours assez malade et en mauvaise forme, la fin du voyage se faisait sentir, et j’étais passablement affaibli. Là encore, la journée fut assez légère : je suis allé jusqu’au palais royal à pied, avant de me rendre compte que l’entrée coûtait 10 dollars. J’ai essayé d’en faire le tour et de voir ce que je pouvais voir, mais le résultat ne fut pas très concluant. J’ai en fait arbitré entre le musée national de Phnom Penh et le palais royal, le musée national coûtant aussi 10 dollars. Il est également possible d’y voir des spectacles de danse apsara.

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Le grand retour des photos en mode panorma. Ici, le palais royal

Le musée regroupe surtout des collections de gravures et sculptures pré-angkoriennes et angkoriennes ; mon séjour à Phnom Penh était décidément très marqué par l’histoire. Les collections sont bien organisées et assez impressionnantes. L’histoire du musée en elle-même est assez intéressante, et très liée à la France : l’architecture reprend celle des temples khmers, et a été décidée notamment par le gouverneur général d’Indochine, en 1914. Il possède également d’importantes collections de statues bouddhistes et hindoues. L’architecture du bâtiment est en elle-même objet d’intérêt, et la cour intérieure, très symétrique, et particulièrement apaisante.

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Anecdote sympa : alors que j’étais un peu surélevé sur des escaliers pour prendre des photos, et alors que j’avais un sac plastique avec une bouteille d’eau et je-ne-sais-plus-trop-quoi à l’intérieur, des moines passant en-dessous ont cru que je m’apprêtais à leur jeter de l’eau. En se rendant compte que ce n’était pas le cas, ils sont venus me parler et on a pu discuter… De Ligue 1 et de la formidable saison de Monaco, qui venait d’être sacré champion de France malgré l’armada offensive du PSG. L’un d’entre eux m’a même demandé si l’on pouvait prendre une photo ensemble, j’ai profité pour en faire une aussi, ce fut une belle rencontre hasardeuse. Je ne pensais pas que mes connaissances footbalistiques me serviraient pour sociabiliser au Cambodge, mais on fait avec ce qu’on a !

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Bon, après tout ça, je suis rentré à pied en prenant un chemin différent. Je suis aussi allé voir la statue de Sihanouk et le monument de l’indépendance nationale, situés au milieu de routes très larges et très fréquentées qu’il m’a fallu traverser ; non sans anicroche. La fameuse technique du « je me cale exactement sur le rythme d’un cambodgien traversant à côté de moi » n’a pas pu marcher, puisque j’étais le seul à vouloir tenter le coup. L’endroit est plutôt sympa, c’est une avenue super longue avec une esplanade arborée qui s’est transformée en terrain de running (ça, en plus des infrastructures permettant de faire du fitness sur les quais : il y a de quoi faire !). Bon, en pleine saison des pluies et sous 38°C, au milieu du défilé de voitures et de la pollution, il était hors de question que je m’y mette (et oui, je me cherche des excuses).

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En guest star, un oiseau posé

La journée s’est surtout résumée à de la marche. L’occasion, en réalité, d’apprendre à connaître Phnom Penh et d’apprendre à l’apprécier, moi qui étais plutôt réticent à l’égard de la ville au début. Il m’a quand même fallu 3 passages et plusieurs jours pour enfin réussir à l’apprécier, paradoxalement où il me fallait la quitter ! En rentrant à l’auberge de jeunesse le soir, j’ai demandé du riz, un œuf au plat et une banane : je crois que ma requête a mal été comprise, parce que j’ai retrouvé la banane coupée en rondelle SUR le riz. J’ai trouvé ça plutôt original (et c’était pas mauvais). Malheureusement, la guesthouse était bien moins animée qu’elle ne le fut le premier soir, et je ne rencontrais, pour ces derniers jours, quasiment plus personne. Un sentiment de mélancolie et de fin de voyage commençait à m’envahir, et je crois que j’aurais préféré suivre Guilhem et Léo au Viêt-Nam… Et que je regrette aujourd’hui de ne pas l’avoir fait.

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Monument de l’indépendance

Le lendemain, j’ai surtout rangé mes affaires. Pas grand-chose en soi, mais un sac 1 ou 2 kilos plus lourd qu’à l’aller : j’ai acheté deux t-shirts et des écharpes en souvenir au Night market de Siem Reap, ainsi que du baume du tigre, pour offrir. J’avais également pris du sable de Koh Rong Sanloem, inspiré par Hélène qui m’a montré sa collection de sable de pleins de plages de pleins d’endroits différents dans le monde dans des petites bouteilles de verre. J’espérais que la douane ne prenne pas ça pour une tentative de dissimuler des explosifs… ! (yep, on a des idées bizarres parfois).

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La bonne idée du soir : essayer de prendre en photo un bâtiment remarquable depuis le tuk-tuk à pleine vitesse 🙂

J’ai pris le chemin du retour vers 16h ou 17h, après avoir passé quelques heures dans ma chambre, mais non sans être allé faire un grand tour à pied une dernière fois. Il fallait environ 1h pour aller à l’aéroport, et mon avion décollait vers 21h. Sur le trajet, le soleil se couchait, et les embouteillages étaient absolument immenses. Mon tuk-tuk (que je devais payer 7 ou 8$ de base, mais il n’avait pas de monnaie, il m’en a donc coûté 10) a pris des rues à l’écart des artères principales, des rues particulièrement étroites, pas ou peu éclairées, à la limite du bidonville par le caractère très précaire des « constructions », dans le continuum urbain du centre à l’aéroport. En arrivant à l’aéroport, je suis tombé sur un lyonnais travaillant pour Emirates. En fait, à l’aller, j’ai fait Paris – Dubai, Dubai – Bangkok, Bangkok – Phnom Penh, mais Emirates ouvrait, deux jours avant mon retour, une ligne plus directe, sautant l’étape par Bangkok. Super, le trajet sera moins long direz-vous : eh bien non, parce qu’il y a une pause en Birmanie, ayant permis de faire embarquer quelques passagers ; le vol retour a duré 19h au lieu de 18 à l’aller avec, pourtant, une étape en moins.

Je me rappelle d’un aéroport particulièrement neuf ; d’avoir été assez content de discuter avec un lyonnais avant de partir, de fonctionnaires à la douane toujours aussi froids qu’à l’aller. Je me rappelle aussi d’avoir été particulièrement détendu : à l’opposé de mon attitude à l’aller, où j’étais absolument paniqué à l’idée de passer autant de temps dans un avion. Il y avait des boites de collecte de fond un peu de partout dans l’aéroport, ce qui fut l’occasion de me délester de mes derniers riels, excepté d’un billet de 100 riels, en souvenir (si 4000 riels valent 1 dollar… Je vous laisse calculer l’équivalence, en euro, d’un billet de 100 riels !). De quoi finir presque un mois de voyage, avec des souvenirs pleins la tête, et qu’une envie… Repartir !

Le retour en clair, c’était quelques heures jusqu’à Dubaï, puis un vol Dubaï – Paris, 3h d’attente à Roissy (où j’ai clairement vu les toilettes les plus sales de mon voyage… et où le prix de la bouteille d’eau à 3€ m’a vite ramené en France), avant de pouvoir prendre un Ouigo pour Lyon, en 2h. Le tout sans dormir. Enfin, jusqu’au Ouigo où je me suis allongé de tout mon long sur les deux places que j’avais pour moi tout seul, pour dormir jusqu’à mon arrivée dans la capitale des Gaules. Un souvenir, cependant, m’a marqué : même en rentrant à Paris je me retournais encore lorsque j’entendais des gens parler en français, comme au Cambodge…

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L’avion sans nuage, c’est quand même bien sympa. Là, on survole Dubai

C’est donc là la fin de mon périple cambodgien, et je suis content d’en être venu à bout même si j’ai fait une croix sur mon article sur les temples d’Angkor et sur Ta Promh (cependant, j’ai commencé à l’écrire, et j’ai déjà un brouillon dans un de mes documents…). Cela m’a pris sept mois, avec toutes les difficultés que cela implique pour se remémorer les choses ; la vie a repris son cours. Je compte faire un autre article, un bilan financier (et oui, ça coûte de l’argent de voyager) et moral, avec mes nouveaux projets… Qui devraient arriver très bientôt ! (ce qui, chez moi, ne veut rien dire, mais alors rien du tout). J’en profite pour adresser, à nouveau, un immense remerciement à tous ceux et à toutes celles qui prennent le temps de me lire ; ces derniers mois, malgré aucune publication, les visites se font de plus en plus fréquentes avec, en tout et pour tout, presque 1700 vues et 1000 visiteur.ses uniques depuis la création du blog, la plupart étant concentré.es sur mon article sur Koh Rong Sanloem. On sent la haute saison qui revient… 😉 Si cela peut aider certain.es… C’est avec un grand plaisir !

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J’ai changé d’image de fin d’article, petite vue depuis l’avion Phnom-Penh – Dubai !

 

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