Siem Reap au-delà des temples

Avant de commencer, un petit topo sur ce que j’ai prévu d’écrire dans les jours, semaines, ou mois à venir ! (je me connais, je ne sais pas tenir un planning, par conséquent la seule exigence temporelle que je m’impose est celle de finir mes articles sur mon expédition cambodgienne AVANT mon prochain voyage, vraisemblablement dès le mois de novembre) (je ne la tiendrais donc pas) (mais je m’en fiche, c’est mon blog :D). J’écris là un premier article sur Siem Reap, intitulé « au-delà des temples » parce qu’autant que faire se peut, je ne parlerai pas des temples d’Angkor. Ils feront l’objet d’un article spécifique, sauf pour Ta Prohm, « le temple aux arbres » qui fera lui aussi l’objet d’un article spécifique, très certainement un peu plus court que les autres. L’objectif étant d’éviter de publier un seul article-fleuve de 15 pages, tant pis pour la chronologie, les événements vont s’entrecouper et il y aura sans doute quelques répétitions !

 

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Bon bah là on est vraiment plus à Siem Reap, mais dans la campagne aux alentours !

 

Me revoilà, plus rapidement que la dernière fois ! Mon dernier article sur Kampot a marqué la fin de mon expédition dans le sud du Cambodge, retournant, cette fois-ci, dans le Nord. Evidemment, je repasse par Phnom Penh, mais je n’y ai pas fait grand-chose de remarquable alors je tairai ce moment de mon voyage. Quoique, en fait c’était assez drôle : j’ai eu la surprise de retomber sur Laura et Laura dans le bus pour Phnom Penh. A l’arrivée, nous nous sommes rendu compte que nos guesthouses respectives n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre : nous avons donc décidé de partager un tuk-tuk pour 5$ à 3, et il y avait une certaine distance à faire de l’endroit où le bus nous avait déposé jusqu’au centre. Une fois arrivé devant leur guesthouse, et après avoir déposé Laura et Laura, le chauffeur me demande 2$ de plus pour aller quelques rues plus loin, comme je lui avais demandé juste avant de monter en demandant si c’était inclus dans les 5 dollars. Je refuse de lui donner plus qu’un dollar, entre temps il s’est mis à pleuvoir. C’est donc dans la joie et la bonne humeur que je me suis saisi de mes affaires, prêt à y aller en marchant malgré la pluie qui s’est intensifiée. Les villes comme Phnom Penh sont assez peu adaptées aux piétons, et il s’agissait globalement de serpenter entre les voitures, mon sac de 12 kilos sur le dos, enveloppé dans mon anti-pluie rapidement détrempé. J’avais une idée globale du chemin à prendre puisque je l’avais vu sur Maps.me (que je remercie pour la 372784ème fois sur ce blog parce que je n’aurais sûrement pas retrouvé le chemin de la France sans ça), mais heureusement un autre tuk-tuk a assez rapidement accepté de me prendre pour 1$, la course a duré à peine 5 minutes. En y repensant avec du recul, je me dis que oui, je me suis dit que j’allais rentrer tout trempé et chercher mon chemin dans une ville que je ne connais pas tout ça pour 1$ de plus, ce qui ne représente pas grand-chose. C’était sûrement là le signe que j’étais pleinement devenu un backpacker en Asie : les prix ne sont jamais affichés et tout est une négociation constante, mais je ne suis pas sûr que le rapport désagrément/argent dépensé ait été véritablement avantageux pour moi… In fine, il a plu tout le reste de la journée et je n’ai pu sortir que vers 18h, ce qui a décalé mon repas du midi, que j’ai pris dans une sorte de boulangerie où le seul plat végétarien était une sorte de pizza avec… de la mayonnaise. J’aurais peut-être préféré manger des criquets, tiens. En tout cas, c’était plutôt une belle balade dans des rues que je ne reverrais sûrement peut-être jamais parce que je les ai empruntées au hasard depuis ma guesthouse (toujours la Good Morning Guesthouse), avant d’être à nouveau bloqué par la pluie et d’en profiter pour prendre un fruit shake dans un bar. J’en ai également profité pour aller prendre un billet de bus à la poste cambodgienne !

En effet, j’avais prévu, avant mon voyage, de prendre systématiquement les bus de Giant Ibis, que l’on m’avait conseillé comme étant les meilleurs, certes un peu chers, mais proposant un service de qualité (sous-entendu : ne s’arrêtant pas toutes les 10 minutes pour récupérer des gens sur le chemin, ce dont je me fichais bien puisque je n’étais pas particulièrement pressé). Sur le trajet Phnom Penh – Siem Reap il y avait quand même 3 – 4$ d’écart, et j’ai préféré opter pour les Cambodia Post VIP van, qui sont des minivans utilisés par la poste cambodgienne pour livrer le courrier entre les différentes grandes villes. Ils sont tout neufs, plutôt confortables mais assez peu spacieux pour les personnes grandes, et ça a l’air encore assez peu connu des voyageurs occidentaux puisque toutes les autres personnes qui étaient dans le bus avec moi étaient cambodgiennes. J’avais par ailleurs réussi par je ne sais quel mystère à bloquer un bout de papier ou de mouchoir dans la prise jack de mon téléphone, et je ne pouvais plus écouter de musique avec mes fabuleux écouteurs achetés 2$ à Kampot. J’avais estimé, avant de partir, qu’il était judicieux de partir en Asie, là où le voyageur se déplace allègrement en bus, ce qui prend plusieurs heures, de ne pas prendre d’écouteurs : grave erreur. J’ai essayé de débloquer le morceau de mouchoir avec un bout de plastique entortillé récupéré au fond de mon sac, sans succès : heureusement, le mec à côté de moi était technicien pour les distributeurs ATM et avait avec lui TOUS ses outils pour m’aider. Finalement, il a fini par être mon salvateur en demandant à la femme devant nous si elle avait un cure-dent, lequel a sauvé le reste de mon voyage. On en a profité ensuite pour faire connaissance, et pour parler de ses propres voyages à lui en Thaïlande et au Vietnam !

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On s’est arrêtés dans un restaurant en chemin… En voilà de gros poissons !

 

 

Premières impressions sur Siem Reap et arrivée à l’Oasis Guesthouse

Bon, je venais de quitter Phnom Penh après deux semaines passées sur une île et dans la quiétude de petites villes. En France, je vis, certes, depuis 5 ans dans cette métropole européenne qu’est Lyon mais j’estime que la qualité de vie qu’offrent les espaces ruraux est incomparable. Je suis né dans la Drôme et y ai grandi, affirmant souvent sans sourciller que j’habite à « Montélimar », mais ce n’est qu’un repère géographique pratique qui n’est pas tout à fait vrai puisque j’ai toujours habité dans les faits dans des villages qui ne dépassaient pas le millier d’habitants. Tout ça pour dire que j’ai tendance à préférer des vacances au calme et à la campagne plutôt que dans de grandes villes, et Phnom Penh n’était vraiment pas idéale pour ça. Siem Reap m’a fait l’effet, et c’est tout à fait subjectif, d’une ville bien moins étouffante que ne peut l’être Phnom Penh. Le trafic y est moindre (jamais je n’oserais conduire un scooter à Phnom Penh, ça ne me dérangerait pas à Siem Reap), la ville respire mieux et donne moins l’impression d’une agitation constante et effrénée (on le sent le campagnard, là ?) comme le fait Phnom Penh. J’arrive à Phnom Penh devant ce que je crois être une poste, avant qu’un tuk-tuk ne me propose de me ramener à ma guesthouse. La poste, dans mes souvenirs est sur les quais, il y a pas mal d’arbres, l’atmosphère est vraiment agréable.

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Bon, bah du coup j’aide ma mémoire avec Maps, qui prend l’air, mine de rien, d’une madeleine de Proust ❤

Ma guesthouse s’appelait l’Oasis Guesthouse, mais je me suis assez rapidement rendu compte qu’elle était loin d’être la seule à avoir « Oasis » dans son nom. Déjà, par Maps.me, et par l’erreur de mon tuk-tuk qui m’a amené devant une autre guesthouse, située dans ce que j’appelais « la rue du KFC » tant l’enseigne y était immense, et constituait un bon point de repère dans la ville. En fait, ma guesthouse était sur l’autre rive, mais à proximité immédiate du centre-ville et de la Pub street, à une petite dizaine de minutes à pied à travers des rues assez calmes. Je l’avais réservée depuis Koh Rong Sanloem, un peu au hasard, pour deux nuits seulement, et je pensais aller dans une autre guesthouse à une dizaine de kilomètres de Siem Reap pour les deux nuits d’après. Je pensais également ne passer que 4 nuits à Siem Reap, pour me laisser un peu de temps à Phnom Penh. Dans les faits, j’ai passé 5 nuits à Siem Reap, dans la même guesthouse : pour 7$ ou 8$ par nuit (la mémoire commence à me faire défaut…), j’avais une chambre triple avec une baignoire et il y avait une grande piscine au pied de l’hôtel. La seule chose qui aurait pu me pousser à en partir était le manque d’ambiance : il y avait deux billards, une piscine, le restaurant était en extérieur et vraiment plutôt agréable, et pourtant il ne semblait y avoir personne dans l’hôtel, saison basse oblige. J’ai un peu fait connaissance avec le propriétaire italien de l’hôtel, qui m’a promis de me faire un plat de pasta à l’occasion, en me mettant la main autour de la taille. Bon, je n’ai RIEN contre les gens un peu chaleureux mais je ne suis pas tout à fait fan des gens trop tactiles. Il m’a en tout cas permis d’échanger un peu en Italien avec lui, laquelle a été ma véritable deuxième langue pendant mes trois premières années d’étude, à la place de l’anglais ! Je ne l’ai plus revu après, mais à ce que j’ai compris il était occupé à faire construire un autre hôtel un peu plus loin.

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Meudeudhzuhduazdh il est trop beau ❤

Être à dix minutes de Pub street est quand même un sacré avantage. La journée, la rue n’a rien de très particulier, mais la nuit elle se transforme littéralement. Interdite à la circulation (les tuk-tuks se rabattent aux extrémités de la rue), elle est constituée d’une succession de bars et de restaurants ouverts une bonne partie de la nuit et où les dernières musiques passent. Ne vous attendez pas à de la pop cambodgienne ; la plupart des adresses sont tenues par des occidentaux pour des occidentaux, et je crois que je n’ai jamais autant entendu Shape of you d’Ed Sheeran que pendant ces jours passés à Siem Reap. Heureusement, Despacito n’avait pas encore eu le succès qu’on lui a connu le reste de l’été, je ne l’aurais certainement pas supporté. Après mon premier tour en journée qui m’a permis de pousser jusqu’au Night market un peu plus loin, pas très éloigné de la rue du KFC, j’y suis retourné le soir, mais seul, cela n’a pas grand intérêt. Il y a, dans le centre, plusieurs marchés, couverts ou non. Le premier est vraiment juste à côté de la Pub street et a un nom que j’ai oublié (mon voyage commence à remonter, et je ne tenais plus mon carnet de voyage à ce moment-là…). Bon, comme le night market, c’est avant tout un attrape-touriste où vous pourrez faire le plein de contrefaçons (énormément de maillots de foot !) et de bibelots qui vous rappelleront Siem Reap. D’ailleurs, ne vous encombrez pas de trois Routards différents si vous avez décidé d’aller passer 3 mois en Asie au Cambodge, en Indonésie et au Vietnam : des copies des guides du Routard sont à vendre pour 5/6$ (après négociation, ils sont affichés à 15) (et il est peut-être possible de les avoir pour moins !), et elles sont vraiment bien faites.

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C’est vachement typique hein ? 😉

Mine de rien, j’y suis allé tous les jours, à la Pub street. Parfois seul ou accompagné, mais c’était intéressant de voir les différentes ambiances selon les soirs. Le week-end était particulièrement animé, sans que je ne comprenne vraiment pourquoi puisque les bars étaient essentiellement peuplés par des occidentaux en vacances pour qui la notion de week-end n’est plus opérante. L’intérêt de la rue est surtout d’y aller avec d’autres personnes, si possible rencontrées sur place : ça a été le cas le samedi soir avec Nick, Kelly, Ice puis d’autres personnes rencontrées.

Expéditions Siem Reapoises

Sur les 5 jours passés à Siem Reap, j’en ai passé 3 à ne pas visiter les temples d’Angkor. Tout d’abord parce que ce sont des journées tout à fait épuisantes, puis parce que je voulais voir d’autres choses. Je suis arrivé le premier jour dans l’après-midi, ce qui m’a permis de me perdre allègrement et gaiement dans la ville dont la dimension plus petite que Phnom Penh était parfaite. Le troisième jour, j’avais sollicité les services de Bun Long (il m’avait guidé la veille à travers les temples d’Angkor) pour une expédition dans les alentours de Siem Reap. On a commencé par un marché très « local » (il me l’a vendu comme ça). Bon, je dois avouer que je ne me sentais absolument pas à ma place ; j’étais le seul touriste et il s’agissait d’un marché alimentaire où s’échangeaient beaucoup, beaucoup de poissons, ainsi que des insectes grillés. Je n’ai, je crois, pas pris de photo parce que je ne me sentais pas vraiment. J’ai dû y passer une petite trentaine de minutes en tout, et mes repères géographiques sont tout à fait flous puisque je me suis laissé totalement guider par Bun Long.

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Encore la campagne de Siem Reap (pas si campagne que ça puisqu’on était encore sur une route en goudron, cela dit)

Il m’a ensuite amené dans un monastère bouddhiste rural où encore une fois j’étais le seul touriste, et vraiment mais alors vraiment pas à ma place. Les moines semblaient être en plein culte, j’ai dû y passer une vingtaine de minutes et prendre quelques photos parce que Bun Long y tenait absolument, avant de demander à partir. Le trajet à travers la campagne était plutôt agréable, à travers rizières et plantations de lotus.

Les deux autres visites de la journée étaient celles d’une ferme de soie, et celle des artisans d’Angkor. Bon, pas de chance, je suis arrivé à l’heure du déjeuner et personne n’était disponible pour me faire faire la visite guidée, mais il y a pas mal de panneaux explicatifs à l’intérieur qui montrent la manière dont la soie est faite et quelques vêtements, l’exposition est assez rapide mais plutôt bien faite.

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Ahem…

Aux alentours, il est possible de visiter la ferme et de voir les différentes fermes ainsi que les machines utilisées pour la fabrication de la soie. La ferme fait partie du projet plus global des Artisans d’Angkor dont j’avais parlé dans un article plus ancien : il a pour but de donner un travail à des cambodgien.nes défavorisé.es, provenant souvent d’espaces ruraux. Le programme est soutenu par le gouvernement cambodgien et on y trouve de grandes entreprises comme Vinci. D’après ce que j’ai compris, les personnes engagées bénéficient tout de même d’un salaire confortable et d’une protection sociale, et ont une situation plutôt enviable. Officiellement, les bénéfices sont réinvestis au sein de la structure pour l’agrandir, mais la communication est assez bien rodée et il est assez difficile d’en savoir plus. Il y a sûrement là un sujet de recherche intéressant si ça tente quelqu’un.e. 😉 En tout cas, la visite était plutôt intéressante, je crois que jusque-là je ne savais pas grand-chose de la production de la soie, à part de lointains souvenirs qui datent d’une sortie scolaire en 5ème au musée de la soie de Taulignan.

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Petite photo piquée sur un site Internet puisque je n’en ai pas prise !

Quoiqu’il en soit, il y a également une boutique particulièrement chère où il est possible d’acheter les vêtements et accessoires produits. Pour ma part, j’étais bien tenté de ramener quelque chose mais on passe difficilement sous la barre des 50$ et ça représente une sacrée somme pour le budget d’un backpacker. Il est également possible d’acheter des écharpes ou foulards un peu plus « ratés » réalisés par des apprenti.es, un peu moins cher. Les photos sont, je crois, interdites, j’en ai pris quelques unes en cachette mais je vais surtout en mettre qui proviennent d’Internet !

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Bon celle-ci aussi je l’ai volée (mais promis, c’est la dernière :D)

L’autre visite était celle des Artisans d’Angkor, où des artisans reproduisent des moulures, sculptures et gravures selon des techniques « traditionnelles ». Le principe est le même que pour la ferme et les cambodgien.nes embauché.es bénéficient d’une formation décrite pendant le parcours. L’espace de production est cette fois-ci au sein même de la ville de Siem Reap et non pas en dehors comme la ferme de soie. La visite est là encore super intéressante et il est possible de visiter les locaux mêmes de la production, et de voir les artisans en plein travail, avec les différentes étapes de la constitution des gravures. C’est vraiment super instructif, et ça capitalise principalement sur une continuité entre les gravures telles qu’elles sont présentes à Angkor et celles-ci. Je joins quelques photos parce qu’elles seront toujours plus parlantes que tout ce que je pourrais décrire ! 😉

Puisque je parlais de Bun Long précédemment : je l’ai connu grâce à un blog voyage tour-du-monde dont je ne me rappelle plus du tout le nom, et ce fut vraiment un bon choix. Ses prix sont vraiment bons et il parle très bien anglais, il est d’une grande sympathie et une grande complicité se sont créées pendant les deux jours passés avec lui (surtout lorsque l’on a parlé des massages… mais je n’en dis pas plus O:-) )

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Et bah enfin des repères géographiques ❤

Effectivement, une des dimensions dont j’ai parlé à Siem Reap est le côté beaucoup, beaucoup plus petit et tranquille que Phnom Penh. Cependant, la ville est beaucoup plus touristique et les sollicitations sont perpétuelles : par les tuks tuks, au marché, par les fameux instituts de massage qui proposent des massages avec « happy ending ». Comme je voyageais seul et qu’on me repère facilement en tant que touriste, il m’est arrivé pas mal de fois de me faire suivre en me demandant si j’étais « marié » ou si je voulais une « private room » (ce qui ressemble à un très, très, très bon « tu préfères »), voire de me faire encercler par quatre femmes qui ont commencé à me toucher sur les côtés parce que je ne leur répondais pas. Bon, autant dire qu’après ça je prenais avec une joie IMMENSE les « tuk tuk sir ? », voire les propositions pour acheter tout type de drogue que l’on me faisait le long du chemin. Le temps a passé et cela fait quelques mois que je suis rentré, la mémoire a fait que ce n’est vraiment pas ce que j’ai le plus retenu du voyage, mais puisque j’y repensais, je me suis dit que c’était le moment d’en parler !

Village flottant et Tonlé Sap

Bon, le Tonlé Sap, c’est tout bonnement incroyable. Le lac est le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est, et il ressemble plus à une mer lorsqu’on y arrive plutôt qu’à un lac à proprement parler, puisque le regard se perd aisément dans l’horizon. Il a tendance à s’agrandir considérablement à la saison des pluies et à submerger les terres aux alentours, ce qui a amené les populations habitant dans les zones inondables à s’adapter en construisant des maisons très hautes, sur pilotis. Il existe pas mal d’expéditions depuis Siem Reap, et je dois avouer que je ne comptais pas du tout en faire une avant de venir, mais je me suis dit que ça pouvait être une bonne idée. L’expédition que j’ai faite ne durait qu’une demi-journée, et j’ai eu la bonne idée de tomber vraiment très malade pendant la nuit : autant vous dire que la demi-journée a été une demi-journée de souffrance où j’ai, du coup, assez peu parlé avec les autres, si ce n’est deux malaisiens et deux autres filles dont j’ai oublié le prénom et la nationalité sur le toit du bateau. Mais j’y arrive !

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En direct du toit du bateau !

Du coup, départ de l’Oasis Siem Reap dans les alentours de 11h, ou midi, ou 13h, je ne me rappelle plus exactement. J’étais sorti la veille à la Pub Street avec les personnes rencontrées le jour-même et j’étais rentré assez tard, je manquais pas mal de sommeil. Je suis, en plus, tombé malade : autant dire que j’hésitais à ne pas y aller, mais j’avais payé 13$ et c’était dommage de les perdre. On a pris le bus pendant 30 – 40 minutes pour aller jusqu’au Tonle Sap, avant d’emprunter un petit bateau en bois qui tanguait dangereusement lorsque les gens avaient l’idée géniale de se mettre du même côté. Après une vingtaine de minutes en bateau on a fini par arriver dans un village aux maisons surélevées, organisé autour d’une rue unique. Une maison était ouverte à la visite, c’était celle d’un autre guide qui était également présent sur place. On pouvait également visiter une école et un lieu de culte. Bon, évidemment tout est bien organisé et tout est hyper touristique, je crois que je n’étais pas vraiment très à l’aise. Je sais que des expéditions un peu plus lointaines, d’un ou deux jours existent également, mais comme j’ai fait ça un peu à l’arrache, je n’en sais pas trop !

 

Après avoir fait le tour du village on a repris le bateau à l’autre bout pour aller dans un restaurant au bord de l’eau où il est possible de manger du crocodile ou du serpent tout à fait frais puisqu’on en voit encore vivants dans des cages. Bon, pour ma part j’ai opté pour un fruit shake et je me suis endormi dans mes bras assis sur ma chaise, position que je réservais jusque-là à mes cours les moins passionnants.

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La journée se finissait vers 18h30 (je sais, c’est allé vachement vite depuis mon départ de l’Oasis Siem Reap, mais il y a très certainement des ellipses tout à fait involontaires), par une expédition sur le lac en bateau. Nous étions 5 à être autorisés à aller sur le toit et j’ai été le premier à demander si je pouvais m’y rendre, autant dire que j’en ai très largement profité. 😉 C’est là que j’ai fait connaissance avec les 4 personnes citées plus haut, je me rappelle qu’un des deux malaisiens m’a filé sa carte de visite mais je l’ai perdue. Il a également pris ce qu’il appelait un « we-fie » (malaise et incompréhension, regards gênés et perdus lorsqu’il a proposé d’en prendre un puisque nous ne comprenions pas ce que c’était), que je ne récupérerai, par conséquent, jamais.

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Quelques belles couleurs tout de même… 🙂

Le coucher de soleil s’est fait désirer, mais le ciel était bien trop couvert pour que l’on puisse voir quoique ce soit, comme souvent au cours de mon voyage, sauf peut-être à Koh Rong Sanloem. C’est là que l’on me dira que c’était décidément une excellente idée de partir à la saison des pluies. Mais bon, au moins il ne pleuvait pas (ou tout du moins : pas sur nous ; les photos montrent que le nuage de pluie était un tout petit peu plus loin… et c’était tout à fait impressionnant). J’étais très fatigué, mais c’était vraiment grisant d’être sur le toit de ce bateau, à discuter et rire avec d’autres personnes, dans cette immensité d’eau qu’est le Tonlé Sap. Il y avait une rangée de 6/7 bateaux tous orientés du côté du coucher de soleil, profitant de ce spectacle rare et irréel.

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La pluie n’est jamais très loin ! 😉

Ce sera tout pour moi pour Siem Reap au-delà des temples d’Angkor, ce qui peut donner quelques idées pour passer quelques jours à Siem Reap sans tous les passer forcément dans des ruines archéologiques (même si elles sont absolument passionnantes).

Bon, je me rends compte en clôturant mon article que j’ai assez peu parlé des bonnes adresses que j’aurais à communiquer. Y’a un soir où les sushis me manquaient pas mal, et je me suis rendu à l’Atelier sushi, pour 5$, vous avez un menu. C’est pas très loin du centre.

Niveau auberge de jeunesse, l’Oasis Siem Reap est vraiment pas mal ; je payais 9$ par nuit pour une chambre triple (un lit double et un lit simple, le lit double était vraiment immense). Mais je me rends compte que ça fait déjà deux fois que je parle du lit dans cet article, c’est qu’il devait vraiment être confortable.

Pour les restaurants, j’ai testé ceux derrière Pub Street un peu au hasard, la Pub Street étant vraiment particulièrement chère. J’en ai également testé un qui ne payait pas de mine dans le secteur de Wat Damnak. Il y a, dans ce secteur, de véritables petites perles, dont certaines que je trouve maintenant que je suis rentré (ce qui me donne une excellente raison de repartir). Bon, apparemment il y a le Cuisine Wat Damnak qui est extrêmement réputé, est très cher, et fonctionne super bien. Celui qui m’a le plus tenté sans que je n’y aille était le Molop Wat Damnak Restaurant & Farm Tour qui propose de la cuisine de saison et des expéditions dans des fermes, ainsi que des cours de cuisine khmère, ce qui peut être une idée assez originale pour occuper quelques heures !

                Mon énorme coup de cœur a été le Little Kroma, pareil, dans le secteur du Wat Damnak, où j’ai mangé pour 4 ou 5$, mais qu’est-ce que c’était bon ! J’y suis allé totalement au hasard, et j’y ai commandé une sorte gratin de potiron avec beaucoup, beaucoup de fromages et pleins d’autres légumes qui était vraiment délicieux. Le matin j’allais plutôt du côté du Khmer Grill Restaurant, dont on m’a dit beaucoup de bien. Je prenais un Healthy breakfast avec une salade de fruits, du muesli et du fromage blanc léger, de quoi bien démarrer la journée, d’autant que j’avais tendance à négliger le petit déj durant le reste du voyage.

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OUI, MEME AU CAMBODGE

                Pour les activités, outre les cours de cuisine dont je parlais plus haut il y a également des visites autour de Siem Reap ou des temples d’Angkor, organisées par le Siem Reap Shuttle Tours également excellent. On m’a aussi parlé du Phare, cirque cambodgien (sans animaux cependant) qui a excellente réputation ; je crois que ce sont surtout des acrobates assez prodigieux.ses mais je n’ai pas eu l’occasion d’aller les voir. Il me semble qu’il fallait compter 18$ pour y aller, et Siem Reap est déjà un exploseur de budget entre les temples d’Angkor (j’ai pris un pass 62$ pour 3 jours) et les expéditions et/ou tuk-tuk qui reviennent facilement à 15/20$ par jour pour un voyageur seul. Mais je reparlerai de tout ça dans mon article sur les temples d’Angkor ! Pas de date cette fois, de toute façon je ne la respecterai pas. 🙂

                J’en profite pour finir cet article avec non pas ma blague habituelle, mais un petit point statistique : j’ai atteint les 500 vues, émanant de presque 25 pays différents, ce qui me surprend et me fait un immense plaisir, étant donné que j’ai surtout écrit ce blog pour moi et pour mes proches ; sorte de carnet de voyage à rebours qui me permet de me remémorer les choses et les revivre en quelque sorte ! D’autant que j’avais à ce moment là arrêté de tenir mon carnet de voyage papier, j’écris donc les articles actuels sans filet, et seulement aidé de ma mémoire ! Bref, un grand merci à ceux et celles qui prennent le temps de lire, même en diagonale, même quelques mots, de mon blog, en espérant que cela soit utile à certain.es !

A bientôt ! 🙂

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(Désolé j’ai pas résisté)

 

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