Koh Rong Sanloem, l’île paradisiaque

Voilà, je reviens avec mon 3ème article, à propos de ce qui a sans doute été le meilleur moment de mon voyage. Le Cambodge, comme d’autres pays d’Asie du Sud-Est dispose d’îles absolument magnifiques auxquelles l’adjectif de paradisiaque se prête parfaitement bien. Vous savez, l’eau translucide, les nombreuses espèces de poisson, la jungle derrière vous qui est un terrain propice aux treks, et des infrastructures naissantes pour s’adonner à toute sorte de loisirs aquatiques au-delà du farniente habituel sur des plages désertes. Sur Koh Rong Sanloem, vous pouvez ajouter un village de pêcheur transfiguré par le tourisme et des planctons bioluminescents lorsque vous nagez la nuit, et vous y êtes.

IMAG0284.jpg
Le village, au lendemain d’une fête organisée par des cambodgiens… La pop cambodgienne a résonné jusqu’à 3h du matin !

Koh Rong Sanloem en pratique

Bon, je ne vais pas redétailler tous les éléments pour se rendre sur Koh Rong Sanloem en bateau, parce que je ne suis pas un guide de voyage, et j’ai déjà tout indiqué dans mon article sur Phnom Penh et Sihanoukville. J’avais cependant promis de décrire ce que je savais sur Koh Rong Sanloem et sur les différents arrêts, je le fais maintenant !

IMAG0291.jpg

Il y a plusieurs plages sur Koh Rong Sanloem, toutes ne sont pas accessibles par tous les ferries, il faudra bien vous renseigner avant d’arriver. Bon, cela n’aurait pas une énorme conséquence : il existe des taxi boats qui vous amènent là où vous voulez pour 5$, ça rajouterait juste certains frais mais rien d’insurmontable. Le Speed Ferry Cambodia opère trois arrêts la plupart du temps : la Saracen Bay, qui est la plage principale, paradisiaque, au trait de côte surmonté par des dizaines de guesthouses qui ont poussé comme des champignons ces dernières années. Si vous voulez de l’animation et un paysage de carte postale, vous serez au bon endroit. Le deuxième arrêt était la Clearwater bay, qui porte magnifiquement son nom : le paysage de carte postale est toujours au rendez-vous, mais il n’y a qu’une structure d’accueil, le Driftwood, à l’atmosphère et à l’ambiance vraiment plaisantes. La structure est en bois et est comme suspendue dans les arbres de la jungle, on ne le discerne pas forcément depuis la plage quand on arrive. Il y a pas mal de petites installations qui permettent de profiter pleinement du séjour : une balançoire dans la mer, ainsi qu’une petite structure en bois surmontée de deux hamacs qui, pour sur, vous permettront de prendre des photos magnifiques pour vos réseaux sociaux.

IMAG0261.jpg
Une petite vue de la Clearwater bay… On y voit les équipements sur la plage du Driftwood 🙂

 

Enfin, il y a Mpai Bay, un village de pêcheur situé au Nord de l’île, c’est là où j’étais. L’eau et le sable y sont moins propres : des gens habitent ici, avec tout ce que cela pose comme problème au niveau du traitement et de la gestion des déchets sur une île où il n’y a pas de route, mais que du sable. Ce sera cependant parmi les trois l’expérience la plus « authentique », et je mets des guillemets parce que vous serez sans doute plus amenés à discuter avec des occidentaux, touristes ou installés ici, qu’avec des cambodgiens. Cependant beaucoup ont pris la mesure de la manne financière qu’il y avait à se faire et ont abandonné la pêche comme mono-activité pour profiter du tourisme, en lançant des restaurants et des guesthouses. Mon auberge par exemple avait été lancée par plusieurs associés cambodgiens dont Em, venant de Sihanoukville ! Cela ne vous empêchera pas de voir, la nuit tombée, une rangée de bateau de pêches prendre la mer pour aller vendre les résultats de la pêche au petit matin au marché de Sihanoukville. Il existe d’autres plages plus reculées qui ne sont pas forcément desservies par le ferry : il faudra utiliser un taxi boat ou une navette privée organisée par la guesthouse. C’est le cas de la Lazy Beach (classée n°4 des plages les plus belles du monde selon le National Geographic !) et de la Sunset beach dont je reparlerai juste après !

DSCN0374.JPG
La Lazy Beach vue depuis un bateau de pêcheurs
koh-rong-samloem-map.jpg
Un petit plan trouvé sur Internet… Même s’il manque pas mal d’informations !

Mpai Bay, le village de pêcheurs transfiguré par le tourisme

J’écrivais à l’instant que c’était moins propre, cela ressort beaucoup dans les commentaires laissés par les voyageurs et voyageuses sur Internet. Je trouve cela assez dommage : il faut garder en tête que nous arrivons dans un lieu qui reste un lieu de vie, et que les infrastructures sur l’île ne permettent pas aisément le traitement des déchets, d’autant qu’ils sont multipliés par la présence des touristes.

IMAG0285.jpg

De plus, il suffit de marcher 5 minutes à peine pour arriver à la Nice Beach (on l’a nommée comme ça avec Sacha, un canadien, mais je ne pense pas que ce soit son vrai nom :D) qui est la plupart du temps déserte, et qui ressemble là encore à une plage de carte postale. L’eau y est translucide, c’est un vrai plaisir de s’y baigner. Un peu à l’écart de l’agitation du village, il n’y a qu’une guesthouse cette fois-ci : l’Eco quelque chose bungalows qui gère plutôt bien la plage en la nettoyant régulièrement. De l’autre côté du village, il y a également les Sunset bungalows qui portent eux aussi bien leur nom : reliés par des petits chemins aménagés et très espacés les uns des autres, ils permettent d’avoir une vue absolument imprenable sur les couchers de soleil. Je n’y ai pas dormi, mais j’ai emprunté les chemins pour me rendre sur les promontoires rocheux permettent de le voir. Sinon, le Dragonfly ne se situe pas dans la « rue » (j’utilise des guillemets parce qu’il n’y a rien d’autre qu’une bande de sable) principale qu’est le trait de côte, mais un peu en retrait, en remontant dans le village : les gérant.e.s y ont aménagé un promontoire en bois où il est possible de boire un verre et d’avoir une vue absolument imprenable sur le coucher de soleil. Rapidement, aller le voir à 18h30 est devenu mon petit rituel, que ce soit au Dragonfly ou directement sur les rochers. J’ai également eu la chance d’en voir un à partir d’un bateau, c’était splendide.

IMAG0275_1.jpg
Il y a pire comme coucher de soleil hein ? 🙂

En bref, Mpai Bay m’a semblé être l’endroit parfait pour passer toute cette semaine, afin d’éviter de la passer dans un entre-soi touristique à faire la fête jusqu’à pas d’heure. Et je ne regrette absolument pas mon choix !

Une semaine onirique sous le signe de la détente

Eh oui, cher lecteur, tu auras enfin pas mal de photos pour détendre tes yeux fatigués de lire des pavés parce que jusque-là, je n’en avais pas pris beaucoup. Je suis arrivé sur Koh Rong Sanloem un certain 14 juin, pour y passer une semaine. La plupart des voyageurs ne s’y arrêtent qu’un jour ou deux, certains même arrivent de Koh Rong pour n’y passer que la journée. Si l’on prend le voyage comme une occasion de découvrir au maximum un pays, effectivement, j’aurais pu raboter mon passage sur l’île de 3 voire 4 jours, pour plutôt aller du côté de Battambang ou du Mondolkiri, par exemple, deux autres lieux que je n’ai pas fait alors qu’il y avait de quoi faire. J’ai cependant volontairement choisi de ne pas suivre cet objectif, et de m’allouer une semaine entière de farniente parce qu’il n’y a pas grand-chose à faire sur l’île… Et que c’est un peu pour ça qu’on s’y rend. Cela me fait penser qu’il faut vraiment que je cartographie mon itinéraire. Mais j’ai la flemme. 😀

DSCN0355.JPG
L’eau est TRANSLUCIDE

Les premiers jours se sont passés hyper rapidement : en arrivant, j’ai rencontré Mads et Simon, deux danois qui étaient volontaires dans l’auberge de jeunesse dans laquelle j’allais dormir. Hélène, belge, était quant à elle cliente comme moi, mais est restée si longtemps que j’ai fini par penser qu’elle travaillait là et qu’elle ne repartirait plus. A ce petit groupe, rajoutez Jana, allemande qui était également volontaire mais dans une autre auberge de jeunesse. Secouez le tout, et ça vous donne 4 jours marqués par des parties de carte constantes, des verres sirotés au bar jusqu’à tard le soir, et d’innombrables discussions à l’orée d’un feu de bois ou d’une bouteille d’eau transformée en lampe grâce au flash d’un téléphone. Nous savions aussi rester simplement ensemble, à ne rien dire, chacun.e lisant ou écrivant selon l’humeur du jour. Ils et elles font définitivement partie des rencontres marquantes faites au Cambodge, que j’espère sincèrement revoir un jour. On s’est dit qu’on se reverrait, en Europe, en Allemagne ou en Hollande. Je suppose que les voyageurs se disent tout ça au moment de se séparer, je ne sais pas encore si ça se fera, mais je l’espère profondément. En tout cas, moi, je ne l’ai plus redit après, sauf à des français ; j’acceptais et apprenais à accepter le côté éphémère de ces rencontres et de ces amitiés naissantes. Je tiens à les remercier, parce que leur accueil a été immédiat, qu’on a beaucoup partagé en très peu de temps, et que les jours passés sans eux et elles une fois qu’iels sont parti.e.s n’ont pas été les mêmes !

DSCN0396.JPG
Si ÇA c’est pas un appel au voyage…

Que faire à Mpai Bay ?

Bah oui, c’est une bonne question ça, toute une semaine, c’est long. Il faut s’occuper. Mais je l’ai déjà dit plus haut : la liste des choses à faire est rapidement assez limitées. Qu’à cela ne tienne ! N’est-ce pas précisément la raison pour laquelle il faut se rendre à Mpai Bay ?

  • Aller se baigner et se détendre à la plage : des kilomètres de sable fin, une eau translucide qui permet de voir les crabes se faire la malle lorsque vous les approchez, et surtout, très peu de monde pour empiéter sur votre espace personnel contrairement à la côte d’Azur.
DSCN0412.JPG
Vous voyez quelqu’un, vous ?
  • Aller se baigner à 1h du matin. Parce qu’il y a des planctons bioluminescents dans l’eau quand tu nages. Et que bordel, c’est exceptionnel de les voir s’illuminer de partout, suivant chaque mouvement. Le village dort, il n’y a plus aucune lumière, sauf celle des étoiles et de la lune. Difficile de représenter ça par une photo, d’autant qu’une fois le mouvement fait les planctons disparaissaient quelques secondes après. Bref, c’était complètement fou. Quand j’y repense, je n’en ai pas assez profité : j’y suis allé le premier soir avec Mads, un autre soir tout seul et mon tout dernier soir, mais j’aurais sûrement dû y aller tous les jours !
IMAG0250
Ces petites lumières, ce sont les bateaux de pêcheurs la nuit 🙂
  • Faire des treks dans la jungle : j’ai vu une affiche indiquant qu’un guide proposait des tours à 5 dollars. Je ne l’ai jamais croisé, mais vous pouvez y aller seul. Pour ma part, j’en ai fait deux petits : un premier pour aller à la Clearwater Bay, mais je me suis perdu en route et j’ai dû rebrousser chemin à cause de la pluie 😀 Le deuxième était AUSSI pour aller à la Clearwater Bay, avec succès cette fois. Sans se perdre, depuis Mpai Bay, il faut compter environ 45 minutes – 1h de marche à l’aller et au retour, alternant entre plages et la jungle. Attention aux serpents, puis aux singes, ils peuvent être méchants m’a-t-on toujours dit.
  • Faire le tour du village. C’est vite fait, mais à force de le faire en 2 jours on connait tout le monde ce qui contribue indéniablement au charme du lieu.
  • S’arrêter prendre un fruit shake à Erin’s kitchen, parce qu’ils sont excellents.
  • Faire un boat trip. 10 dollars, le tour de l’île, plusieurs arrêts sur d’autres plages (c’est comme ça que j’ai connu la Sunset Beach et la Lazy Beach), du snorkelling. Certains proposent même de pêcher, puis de manger le fruit de la pêche (enfin, les poissons quoi). L’expédition prendra la journée, vous verrez le coucher de soleil depuis le bateau. La Sunset Beach abrite le Sleeping trees géré par des français. On s’y est arrêtés après une petite séance de snorkelling, j’ai pu faire de la pétanque avec le moniteur, Mickaël, et un allemand pendant que le moniteur sirotait… Du pastis. Et oui, même là.
DSCN0377.JPG
Depuis la Sunset beach 🙂
  • Aller voir le coucher de soleil, depuis la plage (on y accède par les Sunset bungalows) ou depuis la plateforme en bois du Dragonfly, en sirotant un cocktail. Saisissant.
IMAG0274.jpg
Mon petit rituel…

Je me rends compte que je me perds dans un certain nombre de détails. Le jour-même du départ d’Hélène Mads et Simon, un vieil anglais habitant ici depuis quelques mois m’a proposé de faire un boat trip. Au début, j’étais pas particulièrement intéressé par le snorkelling. Nager en pleine mer, tout ça… Mais comme il me l’a proposé alors que je venais de quitter Hélène, que j’étais particulièrement triste et que ça n’allait pas très bien, je me suis dit qu’il y avait là un signe que je me suis empressé d’écouter. RDV à 12h à la plage, l’occasion de rencontrer deux néerlandaises, deux suissesses, un couple d’Australiens et un français. A posteriori, je me dis que j’ai été particulièrement malin d’aller à ce boat trip, puisque j’y ai rencontré les personnes avec qui j’ai passé les jours d’après, notamment avec Laura et Maryline, les deux Suissesses avec qui j’ai bien sympathisé. Au programme : verres dans les bars, baignades, jeux de carte à la plage (même si elles étaient moins enjouées que l’étaient mes anciens acolytes à l’idée d’y jouer !). Idem pour Mickaël, le français, avec qui j’ai passé ma soirée, pour aller au buffet à volonté pour 5 ou 6$ qu’il avait repéré avant d’écumer les bars jusqu’à tard le soir, mais il partait dès le lendemain. Enfin, les Australiens, ou plutôt l’australien et la japonaise, un couple de l’âge de mes parents, d’une gentillesse inouïe, que j’ai recroisé à Kep (et tu ne peux pas savoir, cher Journal, comme j’étais heureux de les revoir, puisque je n’avais pas pensé à prendre leurs coordonnées en leur disant au revoir sur Koh Rong). En fait, je leur avais parlé de l’endroit où j’allais dormir à Kep, et ils ont décidé de s’y rendre aussi, même s’ils sont arrivés le jour où je suis parti. Mais là, j’anticipe un peu trop puisque Kep sera l’étape et l’article d’après !

J’ai pris l’habitude, durant les derniers jours, d’aller voir le coucher de soleil tous les jours, toujours en bonne compagnie.

IMAG0240.jpg
Je ne connais pas cet homme (mais il n’avait qu’à pas se mettre au milieu)

C’était une sorte de rituel qui m’apaisait tant il était beau. Le dernier soir, j’ai rencontré une Suissesse, une américaine et deux israëliens avec qui j’ai passé une partie de la soirée, c’était movie night ! Ce n’était pas la première, puisque pour la deuxième soirée il y en avait une aussi, à laquelle je me suis rendu ; le film The Beach était projeté, qui a la particularité de lier dans le même casting Leonardo di Caprio… et Guillaume Canet ! J’ai trouvé le film fort à propos, puisqu’il raconte l’histoire d’une communauté auto-suffisante qui s’est établie sur une île au large de la Thaïlande. Le projeter sur une île Cambodgienne aussi paradisiaque était assez pertinent… Et avait de quoi faire réfléchir.

IMAG0265.jpg
Quand tu attends ton repas dans un tel cadre, t’as pas vraiment envie de rentrer !

Je crois que j’ai à peu près tout raconté. J’ai pu profiter des restaurants au bord de plage, ainsi que les bars, jusqu’à assez tard, au Yellow moon notamment ou à l’Easy Tiger ! La plupart ferment leurs portes à la saison basse vers 22h, le Yellow moon est l’un des rares à continuer à faire de la résistance jusqu’à minuit – 1h du matin. En plus, il y a des petites structures en bois et des hamacs de partout entre le bar, de forme carrée entourant les serveurs, qui semble avoir été posé au beau milieu de la plage, et ladite plage, ce qui constitue un piège immense pour celui qui serait tenté de s’y allonger puisque s’en relever pour aller dormir n’est pas des plus aisés. Il y avait tous les soirs des spectacles pyrotechniques, ainsi qu’un feu de bois, l’ambiance était super… Surtout comparé au bar du Coast 23 dans lequel je séjournais : certains soirs, il n’y avait que 2 ou 3 clients !

IMAG0278.jpg
Voici Louis, résident à temps complet au Coast 23 🙂

Koh Rong Sanloem, Koh Rong : que choisir, où se rendre ?

Bon, je ne suis pas allé jusqu’à Koh Rong, que je n’ai fait que voir toute la semaine, et où a été tourné Koh Lanta.

DSCN0375.JPG
Moi quand je vois ça je me dis… Qu’au début, ils étaient 20, mais à la fin, il n’en restera qu’un !

J’y ai beaucoup pensé, surtout pendant mes derniers jours à Koh Rong Sanloem, mais je n’ai pas pu me résoudre à écouter mon séjour là-bas. J’ai lu de partout que l’île était plus touristique, et plus portée vers la fête : les deux néerlandaises rencontrées durant le boat trip me l’ont confirmé, puisqu’elles étaient parties pour y rester ¾ jours et finalement n’y ont passé qu’une (courte) nuit avant de revenir à Sanloem où l’ambiance est, semble-t-il, plus chill. Mais même là, tout dépend : je suppose que les plages les plus isolées de Koh Rong comme à côté de Sok San sont aussi tranquilles que la Sunset Beach, et que la Saracen Bay est presque aussi animée que le centre de Koh Rong.

IMAG0269.jpg
Au loin, Koh Rong !

Je dis bien presque, parce que Koh Rong semble s’orienter vers un développement assez fou avec routes et aéroport privé, la gestion de l’île ayant été cédée à des investisseurs chinois pour 99 ans, et ayant été largement privatisée au cours des dernières années. Sanloem semble encore plus ou moins à l’écart, mais c’est pas dit que ça dure ! Les choses changent très rapidement au Cambodge, et la moitié des infos que j’ai lues provenant de blogs rédigés il y a un ou deux ans étaient dépassées lorsque j’y étais, je suppose qu’il en sera de même pour celui ou celle qui lira ces lignes dans deux ans. Koh Rong Sanloem était décrite comme beaucoup plus sauvage, sans eau courante ni électricité, alors qu’aujourd’hui certaines guesthouses proposent même la Wifi via le partage de connexion des smartphones ! Bon, n’espérez pas télécharger de gros films comme ça mais ça suffit largement pour envoyer quelques messages, planifier le reste de son voyage et pour savoir si oui ou non Lacazette a été vendu à l’Atletico Madrid (plot twist : il a été vendu, mais à Arsenal…)

Dormir et manger

Bon, j’ai un peu égréné des noms tout le long de l’article, mais pour dormir le Coast 23 faisait l’affaire. J’ai passé une semaine dans le dortoir, il a même été vide 2 ou 3 jours, ce qui est assez déprimant… Mais en même temps plutôt confortable ! Je me suis rendu compte après ça que j’avais pas besoin de tout le confort que je m’étais réservé pour plus tard, j’ai annulé la réservation à Siem Reap à 54$ pour 4 nuits pour en prendre une moitié moins cher. Les douches sont collectives mais sont plutôt propres, situées à l’arrière du bâtiment. Le Coast 23 est juste à côté du Yellow Moon, dont on peut profiter des installations à l’extérieur.

Le Easy Tiger semble pas mal aussi, j’ai beaucoup hésité avec avant de venir d’autant qu’avec une réduction Booking la chambre individuelle revenait au même prix que le dortoir pour le Coast 23. Cependant, je me suis dit que le Coast 23 était celui qui m’avait décidé pour le Cambodge, puisque j’étais censé y être volontaire après avoir envoyé un mail sur Workaway. Em, le gérant, m’a dit oui, avant de ne plus jamais me répondre. Certes, c’est pas très sympa et je suis VRAIMENT pas rancunier, mais je me suis dit que j’étais quand même un peu lié à cet endroit. J’ai bien fait, puisque j’ai immédiatement été accueilli par Mads Hélène et Simon. Y’en a un autre aussi dont j’ai oublié le nom, du coup je ne le conseillerai pas mais il est top. 😀 Le Longvek m’a semblé vraiment bien aussi, mais il est un peu à l’écart du front de mer, idem pour le Dragonfly.

IMAG0271.jpg
Y’a toujours un peu de place pour un livre ou deux dans le sac d’un backpacker

Pour manger, pareil, j’ai oublié les noms. Je les ai pas notés en me disant que je m’en rappellerais, j’ai été stupide ! Le buffet a volonté a été fermé pendant que j’étais sur place (en plus il était top : si tu finissais pas ton assiette, tu payais le double, et l’autre moitié était reversée à une asso), mais la femme qui le tenait a ouvert un stand de streetfood temporaire avant d’ouvrir un restaurant plus grand au cœur du village. Y’a deux restaurants à gauche en arrivant de la jetée, tenus par des cambodgien.nes, inratables avec leurs immenses affiches listant les plats à 2$50, on y mange vraiment bien et les plats sont assez diversifiés. Allez prendre un brownie au Drift aussi (c’est celui que je voulais conseiller pour dormir dont j’avais oublié le nom, juste avant). Ils sont particulièrement bons… 😉

Le fin mot de la fin

Ouais, j’écris, j’écris… Cet article sera sûrement le plus long du blog, déjà parce qu’il couvre le plus long laps de temps, et ensuite parce que Koh Rong Sanloem fut sans doute l’étape de mon voyage la plus agréable. Je l’ai véritablement construit autour de cette île, c’est elle qui m’a décidé à aller au Cambodge, et c’est l’endroit où j’ai passé le plus de temps, là où les gens ne passent généralement qu’une ou deux nuits. En y passant toute une semaine, j’étais quasiment un résident de l’île après ! (bon, j’abuse un peu, mais à part les volontaires et les gérant.e.s de guesthouses, c’est rare). Qu’est-ce que ça a été DUR de partir, de revenir sur le continent. J’ai du mal à trouver les mots, mais il y a sur cet île un véritable esprit « d’île », justement, isolée du monde, mais faisant monde dans le même temps. Une bulle en dehors du temps et de l’espace, à 1h seulement de la côte en bateau, à l’ambiance et à l’atmosphère d’un charme inégalé. Ce n’est pas sans émotion que je reparle de tous ces moments qui ont justifié à eux seuls tous les efforts consentis pour partir, tout le temps que cela a pris pour préparer mon voyage, les emmerdes d’avant le départ. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que cet article est le plus long, puisqu’écrire me permet de revivre un peu tout ça et de me rappeler du temps passé sur l’île.

DSCN0353.JPG
Je savais pas trop où la mettre celle-ci… mais la voilà 😀

Mais bon, il faut passer à autre chose ! J’évoquais à l’instant mon retour sur le continent : un certain 20 juin à 10h30, après une semaine passée sur l’île. Je suis allé confirmer mon billet au Mango Lounge la veille, j’ai attendu le bateau en essayant désespérément de retrouver Ayumi et Russell pour prendre leurs coordonnées, sans succès. Mais puisque je vous l’ai déjà spoilé, je les ai retrouvés à Kep (et à 1h près, je les ratais !). J’ai pris le petit déjeuner avec les Néerlandaises, ai dit au revoir à Ayat qui gère le Coast 23, ainsi qu’à Samba, le chien TROP BEAU ET TROP GENTIL de la guesthouse qui se fait pouponner par à peu près tout le monde sur l’île, aka le chien qui a une vie de rêve.

IMAG0239.jpg

Retour à Sihanoukville donc, où j’ai choisi de passer une nuit. Le bateau est bien plus petit qu’à l’aller, il est bondé, on est assis serrés les uns contre les autres, l’eau est particulièrement agitée et je décolle quelque fois de mon siège de fortune. On arrive en dehors du centre de Sihanoukville, au port qui permet de ravitailler les îles justement, normalement destiné aux marchandises. Un bus, minuscule et sûrement trois fois plus vieux que moi, nous attend. Par chance, j’ai une place assise… L’aventure continue !

IMAG0281.jpg

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :