Phnom Penh I – Sihanoukville I

De Lyon à Paris

Et voilà, on commence le vrai voyage en lui-même ! Lever, un certain 11 juin, à 6h du matin. Très malin et décidément toujours prêt à anticiper les choses, je n’avais pas fait mon sac la veille : je l’ai fait le matin même, après une bonne douche. J’avais un train OuiGo pour Paris à 7h34 à la gare de Perrache, c’est le seul de la journée qui ne part pas de l’aéroport Saint-Exupéry (la navette pour s’y rendre coûte presque 15€, soit plus cher que mon billet de train pour aller jusqu’à Paris). Il est donc absolument blindé, on est entassés dans la gare à attendre que l’embarquement commence. Le train a du retard, la file avance lentement, je n’ai pas beaucoup dormi : ça commence bien.

IMAG0232
Bon, j’ai pris une photo, parce qu’on sait jamais, j’aurais pu oublier sur le chemin

J’arrive à Paris vers 9h30, directement à l’aéroport Charles de Gaulle, ce qui évite d’avoir des tickets de métro à payer. Je suis plutôt fier de mon coup : 10€ pour faire Lyon – Paris en moins de 2h, sans aucun autre surcoût lié à la gare d’arrivée ou de départ, c’était vraiment rentable ! Mon avion ne part qu’à 15h35, mais je préférais être à l’aéroport très à l’avance pour éviter de le rater. Mais mine de rien, je n’ai pas grand chose à faire : j’envoie quelques messages d’adieu (je suis alors convaincu que l’avion va se crasher), j’écris sur mon carnet et je lis jusqu’à ce que l’avion arrive. Vers midi, je m’enregistre afin de pouvoir accéder à la zone duty free. Et là, que ne vois-je pas ! Deux PS4 qui semblaient n’attendre que moi, avec les démos d’une multitude de jeux. Je suis fan de Fifa 17, je commence à jouer avec un japonais qui doit rapidement aller prendre son avion. Il part, je continue à jouer seul pour faire passer le temps, avant d’aller tester les bornes d’arcade présentes dans l’aéroport : je passe quasiment 20 minutes à jouer à un jeu en hommage à Michael Jackson, intitulé Moonwalker, dont voilà un playthrough :

Ce jeu est complètement déjanté, a été développé en 1989, je n’étais même pas né. J’en profite pour remercier les concepteurs de jeu vidéo d’être aussi loufoques, parfois. Très franchement, ne regardez pas la vidéo mais écoutez-là, les meilleures musiques de MJ en 8 bits, c’est quand même quelque chose !

Bref, encore une fois, je m’éloigne. Le temps passe plus vite avec tous ces divertissements, puis vient le moment d’embarquer…

DSCN0346
Ma première remarque à la vue de ce mastodonte : « il vole c’t’immeuble-là ? »

Je suis en réalité assez rassuré par la présence d’autant de personnes qui, elles aussi, vont prendre l’avion. Le vol se passe plutôt bien, prend tout de même 18h, avec deux changements : un à Dubaï, et l’autre à Bangkok. Je n’ai pas réussi à dormir tout le long, les sièges étant particulièrement inconfortables et petits, mais les films proposés étaient plutôt sympas (j’ai regardé Gold notamment, il est pas mal !). J’ai quand même eu peur de rater mon changement pour Phnom Penh : je n’avais qu’une heure pour la faire, et mon avion avait 45 minutes de retard. Cependant, Emirates s’est occupé de tout puisqu’à la sortie de l’avion à Bangkok une employée attendait les voyageurs continuant sur Phnom Penh et on a pu embarquer dans l’autre avion, beaucoup plus petit cette fois, de manière express ! J’étais à côté de deux thaïlandais avec qui j’ai échangé pas mal de sourires, j’étais épuisé, j’ai commencé à m’en aller du côté des limbes du sommeil……. Quand une hôtesse de l’air m’a réveillé pour me proposer un repas. J’étais assez surpris puisque je ne pensais pas en avoir un sur un petit vol qui durait 50 minutes entre deux pays frontaliers !

IMAG0233.jpg
Bon, a priori je n’avais de toute façon pas prévu de marcher sur l’aile de mon avion

L’arrivée à Phnom Penh… Mais qu’est-ce que je fous là ?

Plus de 27h après avoir quitté mon appartement lyonnais, j’étais enfin arrivé à Phnom Penh. La première chose qui m’a marquée en sortant de l’aéroport fut la chaleur écrasante, surtout avec mon énorme sac à dos dans le dos. J’ai esquivé la cohue de personnes avec des pancartes attendant des clients (fun fact : j’ai appris plus tard qu’en fait il y avait un tuk tuk de ma guesthouse qui m’y attendait, je n’ai pas fait attention). J’ai d’abord retiré un peu d’argent et je me suis acheté une carte SIM cambodgienne : 5$ pour 5 Go valables 2 semaines. Je n’avais pas besoin de plus, puisque c’était exclusivement pour Koh Rong Sanloem où je n’avais pas la Wifi, et pour pouvoir donner 2/3 nouvelles de temps en temps. A titre de comparaison, j’ai longtemps eu un forfait 5 Go en France, et j’ai dû en arriver au bout qu’une seule fois.

Après ça, je me suis lancé à la recherche d’un tuk tuk. Cela faisait presque 30h que je n’avais pas dormi, j’avais lu sur Internet que la course coûtait 7 dollars, normalement. Je lance une négociation avec un premier tuk tuk, qui refuse de descendre en dessous de 10$. J’en vois avec des pancartes « 7 à 9$ » qui me font de l’oeil, je me lance et vais les voir. Pour ma guesthouse, celui que j’ai choisi me propose 12 dollars. Pourtant, il ne s’agit pas d’une GH éloignée du centre, bien au contraire. Je réussis à descendre à 9$, n’ayant pas envie de passer 1h à négocier.


Petite parenthèse sur la monnaie et les retraits bancaires au Cambodge

En fait, il y en a deux : le dollar et le riel. Il n’y a cependant pas de pièce, mais que des billets, et un dollar équivaut environ à 4000 riels. Ceci dit, certains bureaux de change pratiquent un taux plus avantageux, du type 1 dollar = 4100 riels. Je me suis demandé s’il n’y avait pas là un coup à faire puisque les magasins utilisent tous le taux 1 dollar = 4000 riels, du type convertir 100 dollars en 410.000 riels dans un de ces bureaux de change, puis se servir des riels au taux 1 dollar = 4000 riels dans les magasins. Bon, il se trouve que là, 10.000 riels, ça fait gagner 2$5 (mais ça fait un repas au resto ou une nuit sur place, me diront certains !), que la commission du bureau de change va sûrement venir grignoter qui plus est.

Quelques conseils pour les retraits, frais bancaires, etc :

  • Puisque vous devez changer votre argent ou retirer à l’étranger, il y a toujours un moment où vous vous ferez arnaquer. Il faut garder cela en tête tout en limitant au maximum la chose !
  • Les ATM Canada Bank ne prennent, a priori, pas de frais bancaires. J’ai lu un blog voyageur indiquant que cela avait été le cas pour eux, pas pour moi. La plupart du temps cependant, les ATM prélèvent un peu plus que ce que vous avez demandé, les frais étaient souvent entre 4 et 8$. Les frais sont a priori fixes quel que soit le montant retiré (ce que je ne savais pas en retirant 90 dollars à Sihanoukville…). Cependant certains distributeurs n’hésitent pas à glisser un petit « si vous voulez des petites coupures, indiquez un montant inférieur à 100$ ». Et elles sont largement préférables au Cambodge : j’ai eu un mal de chien à casser le billet de 100$ que j’avais retiré à l’aéroport au tout début, même dans une guesthouse où je dormais une semaine et où la facture était de presque 40$.
  • Appelez votre propre banque avant de partir. C’est ce que j’ai fait, on m’a promis 4 retraits sans frais, et en fait j’ai eu des frais dès le premier retrait… C’est bête, mais entre les frais de ma banque et ceux des distributeurs (on n’a pas toujours de Canadia Bank à disposition, malheureusement !), j’ai bien dû perdre 35 – 40€, ce qui au Cambodge est tout de même un budget pour 2 – 3 jours voire plus en se débrouillant bien.
  • J’avais une autre solution : Revolut ! C’est une application mobile qui créé un compte du type Paypal où on peut stocker de l’argent. On peut avoir une carte bancaire virtuelle uniquement, gratuite, ou une carte physique, qui coûte 6€ une fois mais il n’y a plus de frais après, puisque le compte n’occasionne pas de gestion à proprement parler. J’ai donc reçu ma Master Card avant de partir, avec le droit à 200€ de retrait à l’étranger sans frais, la limite étant plus élevée pour les comptes Premium, payants. Cependant, pas de chance : pour recharger mon compte via mon téléphone, il fallait que je paie via ma carte bancaire traditionnelle, laquelle est sécurisée par un envoi de SMS avec un code de confirmation à entrer pour les paiements en ligne… Or, j’ai perdu ma carte SIM au Cambodge, j’étais donc dans l’impossibilité de lire ce message !
  • Il vous est également possible de changer vos euros en dollars avant de partir, dans un bureau de change en France. Vous pouvez aussi le faire sur place, apparemment certains bureaux de change locaux proposent de très bons taux. Je n’aime pas trop me balader avec beaucoup de liquide sur moi, donc je n’ai pas opté pour cette option.

 

J’en étais où moi déjà ? Ah oui, le tuk-tuk ! Je me suis rapidement rendu compte que ce n’est pas véritablement de l’avion dont j’aurais dû avoir peur, mais de la circulation dans cette ville. La route entre l’aéroport et le centre est partiellement en travaux ce qui occasionne d’importants bouchons et ralentissements, j’ai bien dû mettre plus d’une heure à parcourir le chemin, en me disant assez régulièrement « mais non… c’est pas possible… il ne va pas doubler là quand même ???? », et finalement, si. Cette réflexion, vous vous la ferez a priori souvent en tuk-tuk ou en bus, les règles du code de la route n’étant pas véritablement les mêmes là-bas.

J’arrive donc assez rapidement à la Good Morning Guesthouse et là, je me suis complètement lâché. J’avais réservé une chambre avec vue sur jardin et avec la clim, pour pouvoir encaisser le vol et le décalage horaire sereinement, pour 16$ (soit le prix de 4 nuits sur Koh Rong Sanloem…). Le pire, c’est que finalement j’ai très peu dormi puisque je suis allé me coucher assez tard et que mon bus pour Sihanoukville partait tôt le matin, c’était sûrement la nuit la moins rentable de mon voyage au Cambodge. Qu’à cela ne tienne : si la chambre est très austère (mur blanc, sol en béton, à peine plus grande que le lit 2 places), les lieux communs sont vraiment agréables, que ce soit le bar à l’étage, avec un billard, ou le restaurant au rez-de-chaussée. La nourriture n’y est pas trop chère (un prix normal de guesthouse disons, environ 3 – 4$ le repas), idem pour les boissons.

Bon, en arrivant je me suis allongé en luttant pour ne pas dormir, pour ne pas garder mon rythme français. Il était environ 18h, j’ai un peu écrit, donné des nouvelles à tout le monde, avant d’aller prendre un verre au bar. J’ai entendu deux groupes de français derrière moi faisant connaissance, quand ils se sont rejoints pour ne former qu’un groupe je leur ai demandé si je pouvais me joindre à eux aussi. Je faisais là mes premières rencontres au Cambodge, les choses commençaient bien ! Trois d’entre eux travaillaient en réalité à Phnom Penh depuis deux semaines, tandis que les deux autres étaient des voyageurs qui étaient en Asie depuis plusieurs mois. Les trois premiers sont partis assez rapidement et j’ai passé tout le reste de ma soirée avec Justine et Etienne, à parler voyages, politiques, à refaire le monde, au bar de la guesthouse. On en a oublié de manger (je commençais à regretter de ne pas avoir mangé le repas du vol Bangkok – Phnom Penh). On est allés se coucher après la fermeture de la guesthouse, il devait être minuit ou 1h du matin, je ne sais plus et je n’y ai pas trop fait attention. Je n’avais pas dormi depuis presque 35h, pourtant j’ai mis un peu de temps à m’endormir, l’excitation sûrement. J’étais aussi extrêmement content que le voyage commence par de si belles rencontres, je saurai plus tard qu’elles en annonçaient beaucoup d’autres. Cela faisait partie de mes inquiétudes, voyageant seul : la solitude. C’est assez difficile de dire, au fond, ce que je ressentais à ce moment-là, mais je n’avais qu’une hâte : atteindre Koh Rong Sanloem !

Ah, effectivement, j’appelle cet article Phnom Penh I et Sihanoukville I, mais je ne parle quasiment pas de Phnom Penh. En fait, j’y suis revenu deux autres fois et je n’ai pas vraiment visité la ville lors de mon 1er passage, puisque j’y dormais uniquement parce que j’arrivais trop tard pour rejoindre Sihanoukville et avoir le dernier ferry pour Koh Rong Sanloem. La ville m’a semblé assez rapidement tentaculaire et très étendue (les bâtiments sont rarement très hauts, donc elle s’étend de manière assez anarchique), assez polluée également, bref, une grande capitale asiatique. Par comparaison, une ville comme Lyon est quasiment deux fois plus dense parce que le tissu urbain est plus resserré et les habitations plus hautes !

Le lendemain, j’ai pris le bus pour Sihanoukville à 8h du matin. Là encore, on a nos petites idées pré-conçues quand on prévoit les choses depuis la France : Giant Ibis me semblait être la seule compagnie digne de ce nom, la seule que j’accepterais. J’ai donc réservé pour la première et dernière fois mon ticket de bus avec eux, pour quasiment 12$, ce qui est assez cher pour le trajet, mais je ne le savais pas encore. D’autant que le minibus n’était pas si confortable, même s’il y avait la clim et la wifi, ce qui fut le cas de la plupart des bus et minibus que j’ai eu à prendre.

DSCN0348.JPG
Quelque part entre Phnom Penh et Sihanoukville… 🙂

Sihanoukville I – Le point de passage vers Koh Rong Sanloem

Encore une fois, je ne dirai pas grand chose de Sihanoukville en elle-même, puisque je n’y étais que de passage. Le trajet a pris environ 5h, j’ai rencontré au passage deux Irlandaises dont je n’ai pas connu le nom et une Australienne, Haley, avec qui j’ai passé pas mal de temps par la suite. On s’est arrêtés, sur la route, dans un restaurant, j’ai pu commander un « fresh coconut juice »… Je ne sais pas ce à quoi je m’attendais, mais je ne pensais pas avoir une noix de coco entière, ouverte en partie avec une paille glissée dedans. J’étais naïf, j’étais maintenant en Asie, il fallait que je m’y fasse.

On a pu négocier un tuk-tuk pour 3 dollars à 2, afin d’aller acheter les billets puis de se rendre à l’embarcadère. Je m’attendais à les payer 20$, ils étaient en réalité à 15, ce qui m’a mis en joie. On est ensuite allés boire un verre à côté de l’embarcadère : il y a pleins de restaurants et de bars, et surtout, il y a la plage ! Elles sont très belles, même si assez touristiques puisque beaucoup d’hôtels, bungalows et guesthouses y sont implantés. En attendant, je rencontre une néerlandaise avec qui on formera un petit groupe empruntant le Speed Ferry Cambodia. Ce n’est pas la seule possibilité : il y en a pleins d’autres, elles sont listées ici. Speed Ferry Cambodia et Buva Sea semblent être la référence. Faites bien attention lorsque vous réservez votre logement si vous en réservez un : il y a plusieurs arrêts sur chaque île, et ils n’est pas toujours possible de rejoindre les autres arrêts à pied, si vous vous trompez vous allez devoir prendre un taxi boat à 5$. Je donne tous les détails au prochain article, portant sur ma semaine à Koh Rong Sanloem, cette île paradisiaque entre jungle et plages de rêve à l’eau translucide ! Vous avez hâte hein ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :